Les grandes classiques du cyclisme

Milan-San Remo la « Classicissima » : La classique la plus longue du circuit professionnel avec 298km

la Classique italienne Milan-San-Remo

Surnommée « la Primavera », c’est à dire la classique du printemps, Milan-San-Remo est la course cycliste d’un jour la plus prestigieuse au monde. Elle appartient à la catégorie des classiques dites « monument » composée des 5 courses majeures parmi lesquelles figure aussi Paris-Roubaix. Comme son nom l’indique, la Primavera est disputée sur le sol italien le 3ème samedi du mois de mars et rallie la ville de Milan à celle de San Remo, station balnéaire proche de la frontière française.

La première édition de Milan-San-Remo a eu lieu en 1907. Le Français Lucien Petit-Breton fut le premier vainqueur d’une épreuve qui ne comporta qu’un peloton de 13 coureurs à l’arrivée. Tout au long de son histoire jusque dans les années 90, Milan-San Remo a été gagnée par les plus grands champions du Cyclisme, Eddy Merckx  » le cannibale » a d’ailleurs remporté 7 fois la course et demeure le coureur le plus titré de l’épreuve. 

le parcours de Milan-SanRemoLa Classicissima se caractérise par l’extrême longueur de son parcours. Avec une distance de 298 kms, Milan-San-Remo est la course cycliste professionnelle la plus longue inscrite au calendrier du World Tour.

Sa dureté résulte donc principalement de sa longueur bien que son parcours soit jonché de quelques « bosses ». Celles-ci ne constituent pas de réelles difficultés pour les coureurs, mais la dernière d’entre elles, le Poggio situé à 7 kms de l’arrivée, a souvent servi de tremplin et permis à des coureurs de s’imposer au punch.

Cependant le palmarès de Milan-San-Remo est trusté par les sprinteurs depuis maintenant de nombreuses années, à l’image du français Arnaud Demare, vainqueur de l’édition 2016. En effet, le profil plat de la route facilite le contrôle de la course par les différentes équipes possédant dans leur effectif un coureur susceptible de remporter le sprint final.

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La Primavera est la plus grande des classiques

Milan-San-Remo en 1910A l’origine, Milan-San-Remo était supposée être une course à pied. L’échec de son lancement en 1906 donna l’idée d’utiliser ce parcours superbe qui longe la mer sur la côte ligure pour une course cycliste. Le directeur de la Gazzetta dello sport, Eugenio Camillo Costamagna, accepta de chapeauté le projet. La Primavera était née.

Pour devenir une classique, une course doit comporter ses légendes. Ce fut le cas dès 1910. Cette année là les conditions météo furent particulièrement difficiles et la course s’est déroulée sous la neige. 60 coureurs étaient au départ, 4 d’entre eux seulement sont parvenus à rallier San Remo en tête desquels le français Eugène Christophe. Avec un parcours bouclé en 12h24, il est arrivé 1h17 avant l’italien Giovanni Cocchi et a remporté l’édition la plus lente de l’histoire de la course. Cette victoire fut si douloureuse qu’Eugène Christophe a du passer près d’1 mois à l’hôpital pour se remettre du froid glacial qui a martyrisé les organismes des coureurs.

Les années entre deux guerres furent marquées par le coureur italien Costante Girardengo. 6 fois vainqueur de l’épreuve entre 1917 et 1928, il détient encore aujourd’hui le record de podium en étant montant 11 fois sur l’une des marches. Puis ce fut le temps des grandes rivalités italiennes. D’abord entre Alfredo Binda et Learco Guerra mais surtout dans les années 40 entre deux monstres du cyclisme, Fausto Coppi et Gino Bartali. Entre 1946 et 1950, l’un aura gagné trois fois et l’autre 2. D’ailleurs l’appellation de « Classicissima » provient de leur duel.

Milan-San-Remo possède un parcours long de près de 300 kms

La route de Milan-San-RemoLe parcours de Milan-San-Remo débute sur la Piazza del Duomo, en plein cœur de Milan et traverse tout d’abord les plaines de Lombardie et du Piémont jusqu’à Voltri. Le tracé longe alors la Riviera italienne sur les bords de la mer de Ligurie avant d’arriver traditionnellement sur la Via Roma, principale artère commerçante de San Remo à une trentaine de kilomètres de la frontière française.

298 kilomètres doivent être avalés par les coureurs, ce qui est considérable surtout si l’on considère que la course a lieu au printemps, au début de la saison cycliste. Milan-San-Remo constitue donc un véritable test d’endurance et ne peut être remporté que par un coureur fort et bien préparé à la longueur d l’effort.

Bien qu’il soit majoritairement plat, le parcours de Milan San-Remo comporte tout de même quelques difficultés. Les coureurs doivent d’abord emprunter le Passo del Turchino, col de 25 kms  à environ 4% de moyenne qui est situé à mi parcours.

Puis 3 collines peu sélectives le long de la côte (Capo Mele, Capo Cervo et Capo Berta) avant d’arpenter l’un des plus célèbres tremplins du cyclisme mondial, le Poggio. L’intérêt de ce dernier réside dans sa position sur le parcours, à 7 kms seulement de la ligne d’arrivée. Bien que la montée ne dure que 4 kms à seulement 3.7 %, il constitue un terrain d’attaque idéal pour un coureur puncheur et peut également servir à éliminer certains sprinters du peloton, trop justes pour suivre le train dans la montée.

Ainsi, le poggio a souvent déterminé les vainqueurs de la course bien que son jugement se fasse de plus en plus rare dans le cyclisme moderne. En 1995 par exemple, Laurent Jalabert avait parfaitement su exploiter ce parcours pour s’imposer après s’être échappé du peloton.

Milan-San-Remo : la classique des sprinteurs

Milan-San-Remo la classique des sprinteursDe par sa relative platitude, la Primavera est jugée comme une classique pour sprinteurs contrairement au Tour de Lombardie, autre prestigieuse classique monument italienne qui est considérée comme une épreuve réservée aux grimpeurs.

Dans le cyclisme moderne, les timides difficultés présentes sur le parcours de Milan-San-Remo ne suffisent que très rarement à faire la sélection au sein du peloton. En effet, beaucoup de sprinteurs parviennent à suivre le train dans les montées. Par conséquent, la course s’achève par un sprint plus ou moins massif. L’emplacement du Poggio non loin de l’arrivée conserve tout de même une importance cruciale dans la mesure où un sprinteur mal placé à l’issue de la montée n’a aucune chance de l’emporter sur la ligne.

Ainsi, avec 4 victoires à son compteur, l’Allemand Erik Zabel (photo à gauche) demeure aujourd’hui le sprinteur le plus titré de l’épreuve (1997, 1998, 2000, 2001) suivi de prés par l’espagnol Oscar Freire vainqueur à 3 reprises (2007, 2010 et 2014). Parmi les plus célèbres sprinters ayant gagné Milan San-Remo, on peut citer également Mario Cipollini (2002), Alessandro Petacchi (2005), Mark Cavendish (2009) et bien sûr le français Arnaud Démare dernier vainqueur en date.

Depuis le début de l’épreuve en 1907, les coureurs  italiens l’ont emporté le plus souvent avec 50 victoires au total. Les belges sont parvenus 20 fois à l’emporter tandis que les français complètent le podium des nationalités avec 13 victoires répertoriées.