Les grandes classiques du cyclisme

Le Tour de Lombardie : la dernière grande classique de la saison conçue pour les grimpeurs

La classique du Tour de Lombardie

Appelé également « classique des feuilles mortes » car elle se dispute à l’automne, le Tour de Lombardie est la dernière grande classique monument de la saison professionnelle de cyclisme. A l’inverse de Milan-San-Remo qui ouvre la saison et récompense le plus souvent un sprinter, le tour de Lombardie est considéré comme la classique des grimpeurs. Son départ est donné le 3ème week end d’octobre, peu après les championnats du monde.

La naissance du Tour de Lombardie remonte à 1905. A l’époque, elle était appelée Milan-Milan et a été organisée sous la houlette de journalistes de la Gazetta Dello Sport. Au cours de sa longue histoire, la classique des feuilles mortes a le plus souvent été remportée par des coureurs italiens et a notamment permis d’assister à l’une des plus grande rivalité du cyclisme entre Fausto Coppi et Gino Bartali durant les années 40. Avec 5 victoires dans l’épreuve, Fausto Coppi reste le coureur le plus titré sur le Tour de Lombardie.

Tour de Lombardie tracéCette dernière classique de l’année possède la singularité de favoriser les coureurs de type grimpeur. En effet, son parcours évolue d’année en année mais réserve systématiquement quelques ascensions, notamment celle de la Madonna del Ghisallo, véritable lieu sacré du cyclisme où sont d’ailleurs exposées nombre de reliques, comme les vélos d’Eddy Merckx, de Coppi ou celui de Fabio Casartelli complètement détruit par la chute dramatique sur le Tour de France 1995 qui a malheureusement entraînée son décès.

Un grand nombre de grimpeurs figure donc au palmarès du Tour de Lombardie bien que son parcours puisse être plus ou moins difficile selon les années. Louison Bobet, Felice Gimondi, Eddy Merckx ou encore Bernard Hinault ont remporté cette épreuve exigeante qui demeure encore aujourd’hui l’apanage de coureurs de premier plan.

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Tour de Lombardie : un monument du cyclisme italien

Le Tour de Lombardie a été créé en 1905Si elle appartient à la catégorie des classique monument en compagnie de Milan San Remo, du Tour des Flandres, de Paris-Roubaix et Liège Bastogne-Liège, c’est avant tout en raison de son ancienneté. La première édition de l’épreuve date de 1905. Le journaliste sportif Tullo Morgagni, également à l’origine de Milan-San-Remo en fut l’instigateur.

Contrairement aux classiques ardennaises et à Paris-Roubaix, le Tour de Lombardie n’a pas connu d’interruption lors de la première guerre mondiale et ne s’est arrêtée qu’en 1943 et 1944. Dans la 1ère partie de son histoire, le Tour de Lombardie été gagné presque exclusivement par des coureurs italiens, avec notamment 28 victoires d’affilée entre 1921 et 1950. Avec 3 victoires, le français Henri Pelissier aura été l’un des seuls coureurs à pouvoir rivaliser avec les transalpins.

Profitant du cadre géographique montagneux de la région de Côme, le Tour de Lombardie a permis tout au long de son histoire aux grimpeurs de s’exprimer. Ceci en fait une course singulière au sein des classiques du cyclisme qui couronnent le plus souvent des coureurs puissants voir des sprinteurs. Ainsi, dans la deuxième partie de son histoire, plus internationale, l’épreuve a le plus souvent été remportée par les « cracks » qui ont écrit l’histoire du cyclisme. Bon nombre de vainqueur des grands tours figure également au palmarès du Tour de Lombardie.

Un parcours accidenté caractérise la classique des feuilles mortes

le principal col du tour de LombardieLe tracé du Tour de Lombardie change régulièrement. Ainsi il peut à la fois partir ou arriver dans les villes de Milan, Monza, Côme, Varèse ou encore Bergame. Bien évidemment la difficulté de l’épreuve varie en fonction du tracé sélectionné, les grimpeurs peuvent donc être plus ou moins avantagés d’un parcours à l’autre.

Le Tour de Lombardie comporte en revanche systématiquement quelques difficultés à franchir. La plus célèbre d’entre elles reste la Madonna del Ghisallo qui fait souvent office de juge de paix de l’épreuve selon son placement en milieu ou en fin de parcours. Au cours de ses 8.5 kms d’ascension, ce col propose une pente moyenne d’environ 7% et atteint dans ses endroits les plus difficile les 14%.

D’autres difficultés souvent courtes mais intenses jonchent le parcours au fil des années, parmi lesquelles le Colle Gallo (7,4 km à 6%), le Colle Brianza (8 km à 3,1%), le Civiglio (4,2 km à 9,7%) ou encore le mur de Sormano qui propose sur sa distance courte de 2 kms une pente vertigineuse à 15.8% .

Ce dernier, peu utilisé durant l’histoire de la course a d’ailleurs été remis au goût du jour depuis quelques années par les organisateurs pour tenter de relancer le spectacle. En effet, dans le cyclisme moderne la tendance est à l’attentisme et les leaders d’équipe comptent de plus en plus sur leurs équipiers pour faire le train jusqu’aux tous derniers kilomètres avant de produire leur réel effort. Ceci a pour conséquence de nuire au spectacle et on assiste trop souvent à de véritables courses d’élimination.

Ainsi, au cours de l’édition 2015, pas moins de 6 difficultés ont été soumises au peloton pour contrer ce phénomène, susciter d’avantage de velléité offensive  favorisant ainsi le développement d’échappées tout au long de la course. Stratégie d’ailleurs payante qui a permis à Vicenzo Nibali de construire sa victoire dans descente du Civiglio à 17 kms de l’arrivée.

Le Tour de Lombardie : une classique pour les champions italiens

Damiano Cunego vainqueur du Tour de LombardieLe palmarès du Tour de Lombardie est littéralement trusté par les coureurs italiens, surtout dans la première partie de son existence. De sa création en 1905 jusqu’en 1950 seulement 6 éditons ont été gagnées par des cyclistes venant d’un autre pays. Au total, les coureurs italiens ont remporté l’épreuve à 68 reprises.  Viennent ensuite les belges, loin derrière avec 12 victoires puis les français qui complètent le podium avec 11 titres.

Cependant l’internationalisation des épreuves sportives après guerre a donné d’avantage de renommée à la course et presque toutes les légendes du cyclisme ont mis un point d’honneur à remporter le titre au moins une fois. D’ailleurs, les 3 plus grands coureurs de l’histoire à savoir Fausto Coppi, Eddy Merckx et Bernard Hinault ont chacun remporté plusieurs fois le Tour de Lombardie.

Au cours des dernières années, 2 profils de coureurs se partagent les titres : les grimpeurs comme l’italien Damiano Cunego (photo de gauche, 3 victoires en 2004, 2007 et 2008) ou l’espagnol Joachim Rodriguez (double vainqueur en 2012 et 2013) ainsi que les spécialistes puncheurs des courses classiques à l’image du belge Philippe Gilbert (2009 et 2010) ou l’italien Paolo Bettini (2005 et 2006).

Le dernier français à avoir remporté le Tour de Lombardie est Laurent Jalabert en 1997, durant la 2ème partie de sa carrière au cours de laquelle il fut bien plus à l’aise lorsque la route s’élèvait.